La vérité c'est qu'en ce moment, je ne suis pas bien. Je reviens de mon stage en milieu scolaire, qui m'a vraiment fatigué. Je dors beaucoup, je ne fais pas grand chose, je ne suis pas très attentive.
Je ne suis pas très conciliante, pas très aimable non plus, je n'ai pas envie de parler comme à mon habitude et j'ai le regard un peu flou.
Je me sens fade, fade, fade.
Je suis fatiguée de tomber sur des mecs cassos, qui viennent me chercher juste pour s'amuser ou passer le temps. Et qui me font croire des choses auxquelles je crois, parce que je sais plus trop bien à quoi m'accrocher. Je suis fatiguée de voir ma vie défiler comme ça, sans pouvoir vraiment en saisir le sens, je me sens souvent "autre", j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui conduit le train. Je suis fatiguée de ces problèmes d'héritage, je suis fatiguée de me faire du soucis pour les autres, je suis fatiguée d'attendre des messages qui n'arrivent jamais. Et je suis fatiguée de moi-même qui n'arrive pas du tout à bosser, et qui remet sans cesse les choses au lendemain, quitte à veiller tard jusqu'au matin. Et qui du coup à des résultats à la hauteur de ses espérances, c'est à dire pas très hauts.
Lundi dernier, je faisais du rangement, et je ne me suis pas du tout sentie bien. Alors je me suis assise au milieu de mon tapis, j'ai pris une grande inspiration mais j'ai pas bien réussi à pleurer. Non j'ai même carrément pas réussi. Faut dire aussi, que j'avais pas franchement de raisons... enfin je sais pas, mon psychiatre m'a dit hier " et les autres, si ils vivaient votre vie, vous croyez qu'ils s'en sortiraient mieux ? " J'ai l'impression d'être une fille à problèmes, ou de m'inventer des problèmes, ou carrément d'aimer avoir des problèmes. Je donne peut-être de fausses impressions, et je sais que je ne suis pas vraiment appréciée dans ma classe.
Je me suis toujours débrouillée pour qu'il se passe des choses dans ma vie. C'est peut-être un tort. Quand il ne se passe rien, je provoque, je fais en sorte que. Et parfois, ça vire au drame. Parfois seulement.
Récemment encore, quelqu'un m'a déclaré sa flamme. Et là, ça m'a fait vraiment pleurer. Je me suis demandée qui est-ce que j'étais pour mériter d'être aimée, et que j'en voulais pas de son amour, je me punis de je ne sais pas quoi.
Voila voila.
jeudi 2 avril 2015
dimanche 15 mars 2015
TAG : 100 questions que personne ne pose
Je pique ce tag sur chez Girlsworld, parce qu'il me plaît bien !
♦ 1. Tu dors avec la porte de ta chambre ouverte ou fermée ?
Le plus souvent fermé, je n'aime pas penser qu'on pourrait entrer dans ma chambre comme ça. Mais j'ai toujours une veilleuse et je ferme rarement les volets parce que j'ai peur du noir.
♦ 2. Emportes-tu les échantillons de shampoings et de gels
douches des hôtels?
Non…
♦ 3. Tu dors dans un lit bordé ou pas vraiment fait ?
Mon lit est un vrai champ de bataille, donc il n'est pas fait. Pas du tout.
♦ 4. As-tu déjà a volé un panneau dans la rue ?
Jamais.
♦ 5. Utilises-tu des post-it ?
Oui je m'en sers pour faire des prières, j'ai un mur à prières au dessus de mon lit.
♦ 6. Découpes tu des bons de réductions pour finalement ne
jamais les utiliser ?
J'ai pas le temps de faire ça, mais je suis toujours impressionnée par les gens qui le font.
♦ 7. Tu préférerais être attaquée par un gros ours ou par une
armée d'abeilles?
Un gros ours
♦ 8. As-tu des taches de rousseur ?
Non mais j'aimerais bien, mais ça ferait bizarre comme j'ai la peau mate. Mais je trouve que ça a beaucoup de charme.
♦ 9. Souris-tu sur toutes les photos ?
Très souvent oui, sinon c'est que je veux me donner un genre !
♦ 10. Quel a été ton plus gros caprice ?
Oh je ne sais pas, j'en ai fait tellement
♦ 11. Comptes-tu les marches que tu montes ?
Non ça ne me vient pas à l'idée.
♦ 12. As-tu déjà fait ta petite commission besoins dans la
forêt ?
Comme je faisais beaucoup de randonnée à une époque , forcément.
♦ 13. Et la grosse commission ?
HAHAHAH. Oui.
♦ 14. Danses-tu même s'il n'y a pas de musique ?
Non je trouve ça super bizarre.
♦ 15. Maches-tu le bout de tes stylos et crayons ?
Oui surtout les bics
♦ 16. Avec combien de personne as tu dormi cette semaine ?
2
♦ 17. Quelle taille fait ton lit ?
Chez mes parents j'en ai un king size deux places, et chez moi un une place...
♦ 18. Quelle est ta chanson de la semaine ?
It's not me, it's you- Coconut Records
♦ 19. Est-ce ok de porter du rose ?
J'en porte rarement, je trouve que c'est une couleur qui ne me va pas...
♦ 20. Regardes-tu encore les dessins animés ?
Si je tombe dessus par hasard oui, mais je ne les cherche pas.
♦ 21. Quel est ton dernier film vu et que tu as aimé ?
Les nouveaux supers héros !!! Il m'a trop touché, et j'ai presque pleuré oh lalala.
♦ 22. Où cacherais-tu ton trésor si tu en avais un ?
Dans une bibliothèque
♦ 23. Que bois-tu en mangeant?
De l'eau en général. Ou de la grenadine.
♦ 24. Avec quelle sauce manges-tu tes nuggets ?
Du ketchup parfois. En tout cas je déteste la sauce barbecue.
♦ 25. Quel est ton plat préféré ?
Gratin dauphinois forever
♦ 26. Quel film pourrais-tu regarder encore et encore et
encore aimer ?
Une éducation. Mon film préféré.
♦ 27. La dernière personne que tu as embrassé ?
A.
♦ 28. As-tu fais les scouts ?
Non.
♦ 29. Poserais tu dénudée pour des magasines ?
Ca dépend ce qu'on entend par dénudée...
♦ 30. Quand étais la dernière fois que tu as écris une lettre
sur du papier?
Y a quelques semaines. Pour ma maman.
♦ 31. Sais-tu mettre de l'essence dans une voiture ?
Oui oui , même si je n'ai toujours pas le permis.
♦ 32. As- tu déjà eu un pv pour un excès de vitesse ?
Non mais je pense qu'il est très probable que ça m'arrive.
♦ 33. Tombé en panne d’essence de voiture ?
Jamais.
♦ 34. Ton sandwich préféré ?
Quelque chose avec du chèvre et du concombre.
♦ 35. La meilleure chose au petit déjeuner ?
Un café et un verre de jus d'orange.
♦ 36. En principe, à quelle heure vas-tu te coucher ?
Je suis très irrégulière, donc ça dépend vraiment de mon humeur. Ces derniers temps plutôt vers minuit / une heure du matin.
♦ 37. Es-tu feignante ?
Ca dépend pour quoi.
♦ 38. Quand tu étais petite, en quoi te déguisais-tu pour
Halloween ?
J'ai jamais fêté Halloween. Fête païenne haha !
♦ 39. Quel est ton signe astrologique chinois ?
Singe
♦ 40. Combien de langues peux tu parler ?
4. Français, anglais, italien, et un peu allemand.
♦ 41. Es-tu abonnée à un magasine ?
Non
♦ 42. Plutôt legos ou dominos ?
Lego
♦ 43. Es-tu têtue ?
Plutôt oui, en général j'ai toujours ce que je veux. Je suis une enfant pourrie gâtée.
♦ 44. Claire Chazal ou Jean pierre pernault ?
Claire !
♦ 45. As-tu déjà regardé des séries à l’eau de rose ?
Très rarement, plus par curiosité que par réelle envie. Je déteste les trucs trop niais.
♦ 46. As-tu peur du vide ?
Non
♦ 47. Chantes-tu dans la voiture ?
Oui, quand je suis avec ma maman.
♦ 48. Chantes-tu sous la douche ?
Tout le temps !
♦ 49. Danses- tu dans la voiture ?
Ha bah non.
♦ 50. Utilisé un pistolet ?
Non.
♦ 51. La dernière fois que tu as été photographiée par un
photographe ?
Euh, il y a trois ans je crois...
♦ 52. Aimes-tu des comédies musicales ?
Oui!
♦ 53. Noël est-il stressant pour toi ?
Non j'adore Noël, je suis excitée comme tout.
♦ 54. As-tu déjà mangé un pierogi?
Je ne connais pas donc non lol.
♦ 55. Ta tarte aux fruits préférée ?
J'adore la tarte amandine ( abricots )
♦ 56. Que voulais-tu faire quand tu étais enfant ?
Je voulais devenir archélogogue
♦ 57. Crois-tu aux esprits ?
Oui parce qu'il m'arrive tout le temps des trucs bizarres.
♦ 58. As-tu des impressions de déjà-vu ?
Oui très souvent.
♦ 59. Prends tu des vitamines ?
Non
♦ 60. Portes-tu des pantoufles ?
Non j'ai pas 80 ans encore...
♦ 61. Un peignoir ?
Non
♦ 62. Que portes-tu pour dormir ?
Un minishort avec des moutons qui dansent ( ?? ) et un tshirt.
♦ 63. Ton premier album reçu ?
Kyo !
♦ 64. Carrefour, delhaize ou lidl?
Je ne sais pas ce qu'est delhaize. Donc carrefour, je ne vais jamais chez Aldi ou Liddl, j'ai pas confiance
♦ 65. Nike ou Adidas?
Nike !
♦ 66. hamburger ou frites ?
Frites, j'arrive pas trop à manger les hamburgers...
♦ 67. Champs de tournesols ou de coquelicots ?
Champs de coquelicots, c’est tellement beau.
♦ 68. Déjà entendu parlé du groupe Très Bien ?
Non
♦ 69. As-tu déjà pris des cours de danse ?
Oui pendant 10 ans en danse classique, et récemment de tango !
♦ 70. Quel métier vois-tu ton futur mari faire ?
Faudrait déjà que je trouve un copain tout court. Soit un truc totalement opposé à moi, genre un artisan ou un artiste, ou un truc bien geek comme webmaster ou infographiste.
♦ 71. Peux-tu faire des formes bizarres avec ta langue ?
Non et j'avoue que ça me manque dans le vie de tous les jours.
♦ 72. As-tu déjà gagné une coupe ?
Non !
♦ 73. As-tu déjà pleuré de joie ?
Oui,pour mon bac. Et quand j'ai retrouvé ma jumelle.
♦ 74. As-tu un quelconque vinyle ?
Non
♦ 75. As-tu un tourne disque ?
Non.
♦ 76. Brules-tu régulièrement de l'encens ?
Non mais ça m'est déjà arrivé en voiture.
♦ 77. Es-tu déjà tombée amoureuse ?
Oui je crois...
♦ 78. Qui aimerais-tu voir en concert ?
Selah Sue ou 1995
♦ 79. Le dernier album que tu as achté ?
Je ne sais plus, c’est rare que j’en achète.
♦ 80. Thé chaud ou thé glacé ?
Thé glacé
♦ 81. Thé ou café ?
Café
♦ 82. Avec du sucre ou petits gâteaux?
Du sucre
♦ 83. Sais-tu bien nager ?
Pas bien du tout
♦ 84. Peux-tu retenir ta respiration sans avoir à te pincer le
nez ?
Euh faut que j'essaye
♦ 85. Es-tu patiente ?
Très oui.
♦ 86. DJ ou groupe pour un mariage ?
Groupe.
♦ 87. As-tu déjà gagné à un concours ?
Oui, je suis très chanceuse.
♦ 88. Eu recours à la chirurgie esthétique ?
Non.
♦ 89. Olives vertes ou noires ?
Noires.
♦ 90. Sais-tu coudre ou tricoter ?
Aucun des deux, je ne suis pas très manuelle, enfin pas pour ces choses là en tout cas !
♦ 91. Meilleure pièce pour une cheminée ?
Le salon.
♦ 92. Veux tu te marier ?
Oui !
♦ 93. Si tu es mariée, cela fait combien de temps ?
-
♦ 94. Avais-tu un amoureux en primaire ?
Oui, plusieurs même ! Déjà une briseuse de coeurs !
♦ 95. Pleures-tu jusqu'à ce que ça aille mieux ou gardes-tu
tout pour toi ?
Je pleure assez souvent pour relâcher du lest.
♦ 96. As-tu des enfants ?
Non.
♦ 97. En veux-tu ?
Evidement.
♦ 98. Quelle est ta couleur préférée ?
Le bordeaux
♦ 99. Est-ce que quelqu'un te manque tout de suite ?
Ma mamie.
♦ 100. Regarde-tu Koh Lanta ?
Au début oui mais je me suis lassée...
Suivre son cours
La vie suit son cours, il y a ceux qui restent passifs, et qui attendent que ça leur tombe tout cuit dans l'assiette, il y a ceux qui observent et commentent parfois, foutus spectateurs, et il y a ceux qui chassent. Ceux-là ont décidé de prendre leur vie en main, peut-être un beau matin après un électrochoc, peut-être après une nuit agitée de questionnements ou peut-être encore après une rencontre. Après tout, peu importe, et je pense qu'il n'est jamais trop tard pour devenir chasseur.
Ok, c'est dur de recalculer tous ses objectifs, de quitter sa zone de confort, de se lever le matin et d'ouvrir les volets en grand, quitte à avoir un peu froid.
J'ai remarqué qu'il y a très peu de gens qui osent, qui lèvent la voix, qui disent ce qu'ils pensent quand ils en ont envie. Je suis de plus en plus celle qui ose, et qui fait ce dont elle a envie. Parfois, les risques sont mesurés, et parfois non. Mais j'agis, je ne sais pas où ça me mènera, mais je pourrais dire moi au moins, j'ai dit ce que j'avais à dire. Cela peut vite passer pour de l'égoïsme, ou bien de l'inconscience. Je ne pense qu'à moi, je vis pour moi, et ce que pensent les autres, je m'en fiche royalement. Si c'était aussi facile...
C'est la question qui m'obsède en ce moment. Est-ce que je suis trop égoïste pour voir les gens autour de moi ? Ou simplement, c'est parce qu'ils ne m'intéressent pas ? Ou bien, je suis juste un parasite qui pompe l'énergie des autres, qui les soule de questions, qui s'accroche à eux et en tire le jus comme une sangsue. J'ai plutôt une mauvaise image de moi ces derniers temps.
Demain, je suis en stage pour deux semaines, avec des gamins de maternelle et primaire, qui vont me faire des dessins et des câlins. C'est tout ce dont j'ai besoin en ce moment. De l'insouciance, de la candeur, et un peu d'amour gratuit, distribué à la pelle, sans mesure et sans question. Comme si c'était normal.
Ok, c'est dur de recalculer tous ses objectifs, de quitter sa zone de confort, de se lever le matin et d'ouvrir les volets en grand, quitte à avoir un peu froid.
J'ai remarqué qu'il y a très peu de gens qui osent, qui lèvent la voix, qui disent ce qu'ils pensent quand ils en ont envie. Je suis de plus en plus celle qui ose, et qui fait ce dont elle a envie. Parfois, les risques sont mesurés, et parfois non. Mais j'agis, je ne sais pas où ça me mènera, mais je pourrais dire moi au moins, j'ai dit ce que j'avais à dire. Cela peut vite passer pour de l'égoïsme, ou bien de l'inconscience. Je ne pense qu'à moi, je vis pour moi, et ce que pensent les autres, je m'en fiche royalement. Si c'était aussi facile...
C'est la question qui m'obsède en ce moment. Est-ce que je suis trop égoïste pour voir les gens autour de moi ? Ou simplement, c'est parce qu'ils ne m'intéressent pas ? Ou bien, je suis juste un parasite qui pompe l'énergie des autres, qui les soule de questions, qui s'accroche à eux et en tire le jus comme une sangsue. J'ai plutôt une mauvaise image de moi ces derniers temps.
Demain, je suis en stage pour deux semaines, avec des gamins de maternelle et primaire, qui vont me faire des dessins et des câlins. C'est tout ce dont j'ai besoin en ce moment. De l'insouciance, de la candeur, et un peu d'amour gratuit, distribué à la pelle, sans mesure et sans question. Comme si c'était normal.
mercredi 11 mars 2015
Interlude
Y a parfois des rencontres, des "moments cinéma" comme je les appelle, des petits riens qui rendent le quotidien bien meilleur. On rencontre des gens, on s'interpelle, et ça bouscule quelquefois. Ca frôle, ça effleure on ne sait quoi , on devient timide tiens c'est bizarre ça ne nous ressemble pas. On s'était pourtant juré de prendre sa vie en main, de ne plus céder à la facilité, de se dire cette fois c'est fini j'ai plus envie qu'on me prenne dans ses bras et qu'on s'en aille sans même se retourner. Juste un regard, parfois cela suffit. Ca suffit à illuminer la journée, à se dire ça m'a fait plaisir, et on se reverra certainement.
Certainement ? A l'heure qu'il est, je n'ai plus beaucoup de certitudes. Ca s'effrite, ça tangue derrière. Mais je ne cours plus après les gens, je reste sur ma position, je campe là, il faudra venir me chercher à l'avenir, être accessible n'apporte que des ennuis, être accessible ne me rendra pas plus jolie.
On s'est dit bonjour, on s'est fait la bise. Et le lendemain, on se réveille un peu perdu, un peu sonné, on ne sait plus bien qui on a embrassé. On n'a pas beaucoup dormi, sous nos yeux y a des petites valises. Les rencontres sont des parenthèses agréables, calculées parfois au millimètre près. Et parfois totalement inattendues. Parfois elles chamboulent tout, et d'autres fois elles restent des rencontres qui ne changeront pas ma vie, qui ne la bouleverseront pas mais qui auront été bien agréables.
C'est difficile de passer d'une rencontre à une jolie histoire. Parce que tu sais jamais qui tu as en face, qu'il peut te dire tout ce qu'il veut, passer pour un autre, te charmer avec des belles paroles et des voyages qu'il n'a jamais fait. Mais on n'en sait rien, on acquiesce, on sourit poliment. Et si ce soir, je choisissais d'y croire un peu ? Juste pour voir , parce qu'après tout on ne sait jamais.
Et c'est ça qui est effrayant aussi, le fait de ne pas savoir, de plonger dans l'inconnu consciemment. Et de réfléchir à des possibles idiots, alors qu'on est juste un sourire dans la nuit, une ombre qui s'en va déjà. La vérité tu vois, c'est que je me sens juste terriblement seule. Je sais pas ce que je cherche, même la tendresse ne me suffit plus.
Certainement ? A l'heure qu'il est, je n'ai plus beaucoup de certitudes. Ca s'effrite, ça tangue derrière. Mais je ne cours plus après les gens, je reste sur ma position, je campe là, il faudra venir me chercher à l'avenir, être accessible n'apporte que des ennuis, être accessible ne me rendra pas plus jolie.
On s'est dit bonjour, on s'est fait la bise. Et le lendemain, on se réveille un peu perdu, un peu sonné, on ne sait plus bien qui on a embrassé. On n'a pas beaucoup dormi, sous nos yeux y a des petites valises. Les rencontres sont des parenthèses agréables, calculées parfois au millimètre près. Et parfois totalement inattendues. Parfois elles chamboulent tout, et d'autres fois elles restent des rencontres qui ne changeront pas ma vie, qui ne la bouleverseront pas mais qui auront été bien agréables.
C'est difficile de passer d'une rencontre à une jolie histoire. Parce que tu sais jamais qui tu as en face, qu'il peut te dire tout ce qu'il veut, passer pour un autre, te charmer avec des belles paroles et des voyages qu'il n'a jamais fait. Mais on n'en sait rien, on acquiesce, on sourit poliment. Et si ce soir, je choisissais d'y croire un peu ? Juste pour voir , parce qu'après tout on ne sait jamais.
Et c'est ça qui est effrayant aussi, le fait de ne pas savoir, de plonger dans l'inconnu consciemment. Et de réfléchir à des possibles idiots, alors qu'on est juste un sourire dans la nuit, une ombre qui s'en va déjà. La vérité tu vois, c'est que je me sens juste terriblement seule. Je sais pas ce que je cherche, même la tendresse ne me suffit plus.
dimanche 8 mars 2015
La parenthèse inattendue
Je suis sortie hier. J'ai croisé une amie du tango à la bibliothèque, V, petite brune à la frange joyeuse, toujours en robe et en kickers, pleine de vie et très souriante,elle m'a proposé très rapidement de venir à une soirée qu'organisait son colocataire. Ca m'a fait plaisir, parce qu'elle ne me connaissait pas si bien que ça, mais on parle toujours très librement et avec souvent beaucoup d'empressement. On pourrait sortir ensemble, elle m'a dit. Moi j'ai acquiescé, ça faisait bien longtemps qu'on ne m'avait pas proposé de sortir, juste pour le plaisir de sortir. Et surtout, je me suis dit que j'allais rencontrer du monde. Et c'est effectivement ce qui est arrivé.
Nous sommes tout d'abord allées boire un chocolat chaud chez moi, elle a pu voir ma chambre qui n'était pas très bien rangée, et le grand portail vert. On a bien parlé, et puis on est allé voir une performance artistique ( de la danse ) à l'occasion de la journée des droits de la femme. C'était superbe, tranquilisant et à la fois poseur de questions. J'en suis ressortie un peu bousculée, mais c'était une belle bousculade, c'était beau, et il y avait mille sens à y voir.
Ensuite je suis partie de mon côté, j'ai dîné en me demandant ce qui m'attendait le soir. Je me suis préparée, j'avais envie de me mettre en mode queen indétronable, mais j'avais aussi envie de paraître accessible et gentille. Alors j'ai gommé le rouge sur ma bouche et ai mis un joli bordeaux à la place. J'ai mis un slim parce qu'il faisait froid, un joli top noir perlé d'argent au niveau du col, un blazer et mon gros manteau noir. Et je suis partie dans la nuit, à pieds, le sac noir oversize un peu trop lourd à cause de la bouteille de mousseux et du sac de couchage. Mais j'étais bel et bien pleine d'espoir.
J'étais surtout un peu fatiguée d'attendre un message qui n'arrive pas, et qui n'arrivera sans doute jamais. Un message de " je te quitte" , de " je ne suis pas prêt pour une relation" , même un " c'est pas toi c'est moi "m'aurait suffit. Mais rien depuis plus de 3 jours. Alors je vis ma vie. Tant pis pour lui. Il ne mérite pas qu'on parle de lui plus que ça. Passons.
Je suis arrivée assez facilement chez V. J'ai juste eu à remonter la rue tout droit et à légèrement tourner à droite. Limite trop facile. J'avais un peu chaud parce que mon écharpe était trop serrée. J'avais attaché mes cheveux pour la route, et ai pensé à les détacher trop tard dans la soirée.
C'était un appartement très grand, je me suis tout de suite sentie comme dans une maison. Les papiers peints et les meubles étaient plutôt anciens, mais j'aime bien ce genre de maison de mamie, où tu sens que ça a vécu, et toutes les histoires fantômes qui ont été écrites.
J'ai été bien contente en arrivant, car il y avait peu de gens pour le moment, je déteste arriver et dire bonjour à tout le monde. On a discuté, des gens sont arrivés et j'ai pu voir la fin de soirée se dessiner doucement. J'en voyais les contours, mais je ne savais pas si j'aurais la chance qu'on soit gentil avec moi, et qu'on me dise ça ira.
Y avait Dodo. , les dreds en bataille, grand, peut-être un peu rêveur, une bouche bien dessiné, et l'envie de passer un bon moment en discutant et en créant parfois le débat. Mat, l'hôte principal, était plus direct, plus franc, on aurait dit qu'il aimait se faire mousser, je pense que c'est le genre de personne qui va devant de l'obstacle en connaissance de cause, chose qui est plutôt réfléchie, et ses traits m'ont rappelé un ami qui compte beaucoup, le même sourire charmeur, et un regard assez évocateur. Y avait Val, on lui a trouvé des airs d'anglais, il était un peu bagarreur semblait-il, mais j'ai eu du mal à y croire quand je l'ai vu ronfler contre un oreiller. Fel, lui était un taiseux, il ne disait pas grand chose, mais on sentait qu'il s'illuminait vraiment quand il prenait sa guitare, ça m'a fait plaisir de faire un bout de chemin pour rentrer ce matin avec lui. Y avait aussi Q, mais je ne lui ai pas vraiment parlé, tout ce que je sais c'est qu'il a bien aimé la pizza à 2h du matin, et que la barbe lui allait plutôt bien. Et puis il y avait Vic, je l'ai trouvé un peu perdu au début, et puis on a parlé , on a bien bu aussi, et je le trouvais plutôt cool, et puis c'était tout à fait mon style, brun, grand, le sourire rare mais qui te foutait mille volts en pleine face quand il se montrait. Alors moi, qu'est-ce que je pouvais bien faire, je lui ai souri aussi.
Nous sommes tout d'abord allées boire un chocolat chaud chez moi, elle a pu voir ma chambre qui n'était pas très bien rangée, et le grand portail vert. On a bien parlé, et puis on est allé voir une performance artistique ( de la danse ) à l'occasion de la journée des droits de la femme. C'était superbe, tranquilisant et à la fois poseur de questions. J'en suis ressortie un peu bousculée, mais c'était une belle bousculade, c'était beau, et il y avait mille sens à y voir.
Ensuite je suis partie de mon côté, j'ai dîné en me demandant ce qui m'attendait le soir. Je me suis préparée, j'avais envie de me mettre en mode queen indétronable, mais j'avais aussi envie de paraître accessible et gentille. Alors j'ai gommé le rouge sur ma bouche et ai mis un joli bordeaux à la place. J'ai mis un slim parce qu'il faisait froid, un joli top noir perlé d'argent au niveau du col, un blazer et mon gros manteau noir. Et je suis partie dans la nuit, à pieds, le sac noir oversize un peu trop lourd à cause de la bouteille de mousseux et du sac de couchage. Mais j'étais bel et bien pleine d'espoir.
J'étais surtout un peu fatiguée d'attendre un message qui n'arrive pas, et qui n'arrivera sans doute jamais. Un message de " je te quitte" , de " je ne suis pas prêt pour une relation" , même un " c'est pas toi c'est moi "m'aurait suffit. Mais rien depuis plus de 3 jours. Alors je vis ma vie. Tant pis pour lui. Il ne mérite pas qu'on parle de lui plus que ça. Passons.
Je suis arrivée assez facilement chez V. J'ai juste eu à remonter la rue tout droit et à légèrement tourner à droite. Limite trop facile. J'avais un peu chaud parce que mon écharpe était trop serrée. J'avais attaché mes cheveux pour la route, et ai pensé à les détacher trop tard dans la soirée.
C'était un appartement très grand, je me suis tout de suite sentie comme dans une maison. Les papiers peints et les meubles étaient plutôt anciens, mais j'aime bien ce genre de maison de mamie, où tu sens que ça a vécu, et toutes les histoires fantômes qui ont été écrites.
J'ai été bien contente en arrivant, car il y avait peu de gens pour le moment, je déteste arriver et dire bonjour à tout le monde. On a discuté, des gens sont arrivés et j'ai pu voir la fin de soirée se dessiner doucement. J'en voyais les contours, mais je ne savais pas si j'aurais la chance qu'on soit gentil avec moi, et qu'on me dise ça ira.
Y avait Dodo. , les dreds en bataille, grand, peut-être un peu rêveur, une bouche bien dessiné, et l'envie de passer un bon moment en discutant et en créant parfois le débat. Mat, l'hôte principal, était plus direct, plus franc, on aurait dit qu'il aimait se faire mousser, je pense que c'est le genre de personne qui va devant de l'obstacle en connaissance de cause, chose qui est plutôt réfléchie, et ses traits m'ont rappelé un ami qui compte beaucoup, le même sourire charmeur, et un regard assez évocateur. Y avait Val, on lui a trouvé des airs d'anglais, il était un peu bagarreur semblait-il, mais j'ai eu du mal à y croire quand je l'ai vu ronfler contre un oreiller. Fel, lui était un taiseux, il ne disait pas grand chose, mais on sentait qu'il s'illuminait vraiment quand il prenait sa guitare, ça m'a fait plaisir de faire un bout de chemin pour rentrer ce matin avec lui. Y avait aussi Q, mais je ne lui ai pas vraiment parlé, tout ce que je sais c'est qu'il a bien aimé la pizza à 2h du matin, et que la barbe lui allait plutôt bien. Et puis il y avait Vic, je l'ai trouvé un peu perdu au début, et puis on a parlé , on a bien bu aussi, et je le trouvais plutôt cool, et puis c'était tout à fait mon style, brun, grand, le sourire rare mais qui te foutait mille volts en pleine face quand il se montrait. Alors moi, qu'est-ce que je pouvais bien faire, je lui ai souri aussi.
samedi 7 mars 2015
lundi 2 mars 2015
Grandir
Salut , je suis en vacances, j'ai passé ma journée dans ma couette, je suis d'une humeur massacrante...
C'est impressionnant la capacité que j'ai à m'inquiéter et à m'angoisser pour pas grand chose. Je psychote, je me questionne, j'imagine telle ou telle chose, je pense aux pires trucs qui pourraient arriver.
Et c'est dans ma nature. Je me raconte toujours énormément d'histoires. Peut-être parce que je pense que ma vie ne connaît pas assez de rebondissements comme ça.... C'est assez amusant, parce que je n'étais pas comme ça toute petite. Je profitais de la vie, sans me soucier de rien, je ne réfléchissais pas beaucoup, je faisais ce qu'on me disait, j'étais une gamine. Et puis c'est à l'adolescence que je me suis dit "tiens ça je ne suis pas d'accord". Je n'avais pas encore le courage pour le dire tout haut, mais je commençais à le penser. Et j'ai gardé tout ça dans un petit coin de ma tête. Jusqu'au lycée, où j'ai vraiment commencé à dire ce que je pensais, surtout à ma famille, et ma crise d'ado a duré et duré tant d'années que ça a épuisé tout mon entourage. J'étais vraiment une sale gamine pas facile. J'allais de frasques en frasques, pas pour énerver mes parents, mais juste parce que je ne réfléchissais pas aux conséquences de mes actes. Stupide, totalement stupide et faisant mal sans s'en apercevoir. La parfaite petite inconsciente.
♦Ma seconde a été la meilleure année scolaire. J'ai rencontré beaucoup de gens que je trouvais extrêmement sympa, polis et cultivés, qui m'ouvraient la porte pour que je passe. Aujourd'hui je ne parle à presque plus personne de ma classe... Chacun a pris des chemins différents et je me suis rendue compte qu'ils n'étaient pas si cools que ça, et plutôt fermés d'esprit, engoncés dans leurs petits polos Vicomte et aggripées à leurs Vanessa Bruno et leurs Gerard Darel. Je suis sortie avec un garçon en fin de seconde, dont j'étais follement amoureuse, ça m'avait bouffé toute l'année, et enfin l’accomplissement en mai. Au final, il voulait juste coucher avec moi et m'a oublié en vacances dans les bras d'une fille. Passons.
♦Ma première a été des plus chaotiques. Je suis passée en Première Littéraire, option langues. L'échéance du bac ne me faisait pas vraiment peur. Mais je me suis retrouvée dans une classe majoritairement féminine... et ce fut la fin des haricots. Je ne trouvais pas ma place dans cette classe, j'avais l'impression d'être de trop... Il y avait une bande de pétasses qui m'avait prise en souffre douleur, ce n'était pas des plus roses tous les jours. Et mes copines de l'internat commençaient à me lâcher, faut dire que j'étais en dépression à cause de l'autre pauvre con de seconde, ma douleur devait me rendre chiante. Bref, je n'avais pas de points à rattraper, mais j'étais dans un assez mauvais état.
♦Et puis la terminale. Où l'année où j'ai compris que j'étais plutôt mignonne et où je suis sortie avec un garçon, puis un autre. Ca faisait plus de bien à mon égo qu'autre chose je pense. J'étais pas du tout amoureuse, c'était plus une façon d'être socialement dans un groupe. Au final j'ai fait du mal, et comme je n'étais pas attachée plus que ça, on ne pouvait pas m'attaquer. C'est à cette époque que je suis devenue un peu garce si on me cherche bien. J'ai finalement eu mon bac au premier tour, et j'ai enlevé mon appareil dentaire. La vie commençait quoi.
J'allais enfin pouvoir sortir du cocon familial, bien que j'étais déjà en internat. J'allais pouvoir vivre toute seule dans une résidence universitaire, me faire des pâtes tous les soirs, aller aux soirées ERASMUS...
♦Et y a eu la fac, où j'ai rencontré des gens passables, froids et pas vraiment accueillants. Exception faite ( big up Vonyll ). Je me suis ennuyée, je ne faisais pas grand chose en cours, je séchais souvent, et j'ai finalement eu ma L1 en 2 ans... J'ai néanmoins fait de bonnes rencontres je l'admets. Des gens auxquels je ne parle plus ou peu aujourd'hui, mais à qui je donnais toute ma confiance à l'époque.
J'étais en couple pendant toute ma première année de licence. Avec un gamin qui voulait juste voir ce que ça faisait d'avoir une copine. C'est comme ça que je le perçois, avec du recul, et même si c'est un peu vache pour lui. On n'avait pas les mêmes projets, ni les mêmes attentes, mais il m'aimait bien je crois. Juste bien. J'aurais dû partir avant qu'il me largue pour une fille cruche et sans intérêt.
Par la suite j'ai fait une grosse dépression, je vous passe les détails.
♦Et puis la renaissance, la prépa orthophonie. Je me suis fait de très bonnes amies, que j'aime vraiment beaucoup, on a partagé énormément et je me suis dit que je pouvais recroire en l'amitié avec des filles, elles m'ont réconcilié avec en tout cas, un exploit ! Beaucoup de filles auxquelles je parlais au lycée, se sont révélées être totalement cruches ou pas si intéressantes que ça, et surtout, n'en n'ayant rien à faire de moi, autant dire next de suite !
J'étais en couple aussi cette année là ( je suis beaucoup en couple dis donc ! ). Mais comme vous le savez si vous me suivez depuis les débuts, là non plus nous n'avions pas les mêmes projets, et encore moins les mêmes valeurs. J'ai mis fin à ce brouillon d'histoire en septembre pour mon plus grand bien, et c'est la décision la plus sensée que j'ai prise à ce jour. Je pensais qu'on partageait beaucoup de choses, jusqu'à ce que je comprenne que j'étais en train d'être manipulée... j'ai pris peur, j'avais déjà perdu pas mal de confiance en moi et ça n'était plus tenable. Alors je suis partie. Au téléphone, et en moins de 5mn c'était torché. Il n'a même pas cherché à me retenir, preuve qu'il n'était pas du tout concerné et qu'il était déjà loin.
♦ Et il y a cette année, où j'essaye de trouver mes repères, où je suis bien entourée finalement quand j'y pense.
Je regarde derrière moi, et je me dis que finalement c'est pas mal tout ce chemin parcouru. Je suis un peu moins provocatrice qu'à mes années collèges, et surtout j'ose dire quand ça va pas. Et ça n'a aucun rapport avec le nombre de psychologues et psychiatres que j'ai vu dans ma vie. Je sais que quand quelque chose ne va pas , il faut en PARLER. J'ai souvent manqué de communication à diverses périodes de ma vie. Avec ma famille, avec ces soit disant "amis" , avec ces exs qui ne me méritaient pas...
Il faut parler, il faut dire les choses, autant quand ça va bien que quand ça ne va pas. Il y a des manières de dire bien entendu, mais je crois que c'est ce que j'ai retenu le plus au cours de mon parcours. Il faut tout dire, mais pas à n'importe qui, et pas de n'importe quelle manière non plus.
Ma vie amoureuse a été très compliquée, je crois que je suis sortie avec pas mal de garçons uniquement pour savoir si je pouvais plaire. Maintenant ce besoin satisfait, j'aimerais construire autre chose, voir la relation sous un autre angle. Je sais que je peux plaire ça c'est bon j'ai compris. Mais il ne faut pas plaire à tout le monde, puisque ce serait plaire à n'importe qui.
Je me suis beaucoup cherché, notamment au lycée, où je voulais appartenir absolument à un groupe. Mais aucun ne me correspondait vraiment. Alors j'ai tracé ma route, et je ne m'en suis pas plus mal portée. J'ai appris à fermer ma bouche aussi, j'avais tendance à trop parler à tout et de n'importe quoi. Je sais maintenant que toutes les choses ne sont pas bonnes à dire. Et je suis un peu moins une fille à histoires ( même si je rêve toujours de me battre ... )
Je commence doucement à avoir du caractère, et à taper sur la table avec mon poing de poupée. Ca me réjouit de voir cette évolution qui va dans un sens que je trouve plutôt positif.
J'ai toujours eu ce sentiment étrange, quand je regardais l'année passée de me dire oh lala, mais j'ai encore fait n'importe quoi. Et cette année, quand je regarde l'an dernier, je me dis que j'ai fait quelques progrès... Je fais des efforts encore, pour m'améliorer, même si ils ne se voient pas tout le temps, je mène un vrai combat intérieur pour lutter contre mes angoisses et pour trouver la motivation pour faire certaines choses... Je sais de plus en plus dire oui aux changements, même si ils me font souvent peur. Je ne peux pas faire du surplace toute ma vie, un jour il faudra bien que je me bouge !
To be continued, comme on dit...
Et c'est dans ma nature. Je me raconte toujours énormément d'histoires. Peut-être parce que je pense que ma vie ne connaît pas assez de rebondissements comme ça.... C'est assez amusant, parce que je n'étais pas comme ça toute petite. Je profitais de la vie, sans me soucier de rien, je ne réfléchissais pas beaucoup, je faisais ce qu'on me disait, j'étais une gamine. Et puis c'est à l'adolescence que je me suis dit "tiens ça je ne suis pas d'accord". Je n'avais pas encore le courage pour le dire tout haut, mais je commençais à le penser. Et j'ai gardé tout ça dans un petit coin de ma tête. Jusqu'au lycée, où j'ai vraiment commencé à dire ce que je pensais, surtout à ma famille, et ma crise d'ado a duré et duré tant d'années que ça a épuisé tout mon entourage. J'étais vraiment une sale gamine pas facile. J'allais de frasques en frasques, pas pour énerver mes parents, mais juste parce que je ne réfléchissais pas aux conséquences de mes actes. Stupide, totalement stupide et faisant mal sans s'en apercevoir. La parfaite petite inconsciente.
♦Ma seconde a été la meilleure année scolaire. J'ai rencontré beaucoup de gens que je trouvais extrêmement sympa, polis et cultivés, qui m'ouvraient la porte pour que je passe. Aujourd'hui je ne parle à presque plus personne de ma classe... Chacun a pris des chemins différents et je me suis rendue compte qu'ils n'étaient pas si cools que ça, et plutôt fermés d'esprit, engoncés dans leurs petits polos Vicomte et aggripées à leurs Vanessa Bruno et leurs Gerard Darel. Je suis sortie avec un garçon en fin de seconde, dont j'étais follement amoureuse, ça m'avait bouffé toute l'année, et enfin l’accomplissement en mai. Au final, il voulait juste coucher avec moi et m'a oublié en vacances dans les bras d'une fille. Passons.
♦Ma première a été des plus chaotiques. Je suis passée en Première Littéraire, option langues. L'échéance du bac ne me faisait pas vraiment peur. Mais je me suis retrouvée dans une classe majoritairement féminine... et ce fut la fin des haricots. Je ne trouvais pas ma place dans cette classe, j'avais l'impression d'être de trop... Il y avait une bande de pétasses qui m'avait prise en souffre douleur, ce n'était pas des plus roses tous les jours. Et mes copines de l'internat commençaient à me lâcher, faut dire que j'étais en dépression à cause de l'autre pauvre con de seconde, ma douleur devait me rendre chiante. Bref, je n'avais pas de points à rattraper, mais j'étais dans un assez mauvais état.
♦Et puis la terminale. Où l'année où j'ai compris que j'étais plutôt mignonne et où je suis sortie avec un garçon, puis un autre. Ca faisait plus de bien à mon égo qu'autre chose je pense. J'étais pas du tout amoureuse, c'était plus une façon d'être socialement dans un groupe. Au final j'ai fait du mal, et comme je n'étais pas attachée plus que ça, on ne pouvait pas m'attaquer. C'est à cette époque que je suis devenue un peu garce si on me cherche bien. J'ai finalement eu mon bac au premier tour, et j'ai enlevé mon appareil dentaire. La vie commençait quoi.
J'allais enfin pouvoir sortir du cocon familial, bien que j'étais déjà en internat. J'allais pouvoir vivre toute seule dans une résidence universitaire, me faire des pâtes tous les soirs, aller aux soirées ERASMUS...
♦Et y a eu la fac, où j'ai rencontré des gens passables, froids et pas vraiment accueillants. Exception faite ( big up Vonyll ). Je me suis ennuyée, je ne faisais pas grand chose en cours, je séchais souvent, et j'ai finalement eu ma L1 en 2 ans... J'ai néanmoins fait de bonnes rencontres je l'admets. Des gens auxquels je ne parle plus ou peu aujourd'hui, mais à qui je donnais toute ma confiance à l'époque.
J'étais en couple pendant toute ma première année de licence. Avec un gamin qui voulait juste voir ce que ça faisait d'avoir une copine. C'est comme ça que je le perçois, avec du recul, et même si c'est un peu vache pour lui. On n'avait pas les mêmes projets, ni les mêmes attentes, mais il m'aimait bien je crois. Juste bien. J'aurais dû partir avant qu'il me largue pour une fille cruche et sans intérêt.
Par la suite j'ai fait une grosse dépression, je vous passe les détails.
♦Et puis la renaissance, la prépa orthophonie. Je me suis fait de très bonnes amies, que j'aime vraiment beaucoup, on a partagé énormément et je me suis dit que je pouvais recroire en l'amitié avec des filles, elles m'ont réconcilié avec en tout cas, un exploit ! Beaucoup de filles auxquelles je parlais au lycée, se sont révélées être totalement cruches ou pas si intéressantes que ça, et surtout, n'en n'ayant rien à faire de moi, autant dire next de suite !
J'étais en couple aussi cette année là ( je suis beaucoup en couple dis donc ! ). Mais comme vous le savez si vous me suivez depuis les débuts, là non plus nous n'avions pas les mêmes projets, et encore moins les mêmes valeurs. J'ai mis fin à ce brouillon d'histoire en septembre pour mon plus grand bien, et c'est la décision la plus sensée que j'ai prise à ce jour. Je pensais qu'on partageait beaucoup de choses, jusqu'à ce que je comprenne que j'étais en train d'être manipulée... j'ai pris peur, j'avais déjà perdu pas mal de confiance en moi et ça n'était plus tenable. Alors je suis partie. Au téléphone, et en moins de 5mn c'était torché. Il n'a même pas cherché à me retenir, preuve qu'il n'était pas du tout concerné et qu'il était déjà loin.
♦ Et il y a cette année, où j'essaye de trouver mes repères, où je suis bien entourée finalement quand j'y pense.
Je regarde derrière moi, et je me dis que finalement c'est pas mal tout ce chemin parcouru. Je suis un peu moins provocatrice qu'à mes années collèges, et surtout j'ose dire quand ça va pas. Et ça n'a aucun rapport avec le nombre de psychologues et psychiatres que j'ai vu dans ma vie. Je sais que quand quelque chose ne va pas , il faut en PARLER. J'ai souvent manqué de communication à diverses périodes de ma vie. Avec ma famille, avec ces soit disant "amis" , avec ces exs qui ne me méritaient pas...
Il faut parler, il faut dire les choses, autant quand ça va bien que quand ça ne va pas. Il y a des manières de dire bien entendu, mais je crois que c'est ce que j'ai retenu le plus au cours de mon parcours. Il faut tout dire, mais pas à n'importe qui, et pas de n'importe quelle manière non plus.
Ma vie amoureuse a été très compliquée, je crois que je suis sortie avec pas mal de garçons uniquement pour savoir si je pouvais plaire. Maintenant ce besoin satisfait, j'aimerais construire autre chose, voir la relation sous un autre angle. Je sais que je peux plaire ça c'est bon j'ai compris. Mais il ne faut pas plaire à tout le monde, puisque ce serait plaire à n'importe qui.
Je me suis beaucoup cherché, notamment au lycée, où je voulais appartenir absolument à un groupe. Mais aucun ne me correspondait vraiment. Alors j'ai tracé ma route, et je ne m'en suis pas plus mal portée. J'ai appris à fermer ma bouche aussi, j'avais tendance à trop parler à tout et de n'importe quoi. Je sais maintenant que toutes les choses ne sont pas bonnes à dire. Et je suis un peu moins une fille à histoires ( même si je rêve toujours de me battre ... )
Je commence doucement à avoir du caractère, et à taper sur la table avec mon poing de poupée. Ca me réjouit de voir cette évolution qui va dans un sens que je trouve plutôt positif.
J'ai toujours eu ce sentiment étrange, quand je regardais l'année passée de me dire oh lala, mais j'ai encore fait n'importe quoi. Et cette année, quand je regarde l'an dernier, je me dis que j'ai fait quelques progrès... Je fais des efforts encore, pour m'améliorer, même si ils ne se voient pas tout le temps, je mène un vrai combat intérieur pour lutter contre mes angoisses et pour trouver la motivation pour faire certaines choses... Je sais de plus en plus dire oui aux changements, même si ils me font souvent peur. Je ne peux pas faire du surplace toute ma vie, un jour il faudra bien que je me bouge !
To be continued, comme on dit...
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